Le BDSM : de quoi s’agit-il vraiment ?

Le BDSM : de quoi s’agit-il vraiment ?

25/01/2019

Le BDSM renvoie à des pratiques érotiques ou des jeux de rôles impliquant notamment le bondage, la domination et la soumission, le sadomasochisme et d’autres dynamiques interpersonnelles. Les pratiques SM sont souvent caractérisées par le fait que les partenaires assument des rôles complémentaires mais inégaux, l’un étant le dominant et l’autre le soumis.

Si les termes « dom » et « soum » sont les plus courants, certains couples ou partenaires sexuels utilisent aussi les expressions « haut » et « bas », le haut étant celui ou celle qui mène la valse et le bas celui ou celle qui joue le rôle du « soum ».

La dimension psychologique pour plus de « piquant »

Le BDSM est avant tout une pratique sexuelle, mais avec plus de piquant, entre autres grâce à la dimension psychologique des jeux de rôles. Le plus souvent, ce sont les hommes qui acceptent volontiers d’être des soumis – il arrive d’ailleurs que dans un couple, les rôles ne s’inverse presque jamais. La soumission à une « tigresse » est un des fantasmes sexuels communs à de nombreux hommes.

Ces derniers apprécient par exemple se faire attacher les mains derrière le dos, être obligés de patienter leur partenaire dans l’obscurité et agenouillés, ou encore se faire « malmener » par une laisse…

Nuances entre les termes dom/soum et haut/bas

Précisons d’emblée que BDSM est un terme générique, ce qui veut dire qu’il existe plusieurs pratiques érotiques qui s’y rattachent – d’où d’ailleurs la difficulté de cerner la définition du bdsm. Cette diversité se reflète également à travers les termes utilisés pour les jeux de rôles.

Le dom est le partenaire qui contrôle presque tout et qui mène la danse, tandis que le haut désigne simplement un partenaire « actif ». Le soum, lui, est le partenaire qui se laisse complètement contrôler par l’autre, alors que le bas a, en quelque sorte, son mot dire, mais qui est réceptif…

Les mises en scène

Les pratiques BDSM se veulent avant tout atypiques comme activités sexuelles. D’où les gros mots, les tirages de cheveux, les crachats, les claques sur les fesses. D’où aussi l’utilisation d’accessoires atypiques comme les menottes, la cravate ou la ceinture (pour attacher les mains du soum), la cire de bougie, les pinces à tétons, etc.

Au plaisir du SM s’ajoutent inéluctablement les douleurs et les actes d’humiliation (crachat, gros mots…) Dans certaines pratiques SM, les pénétrations n’ont pas forcément lieu au tout début, les partenaires étant « occupés » à leurs jeux de rôles. Mais avec les excitations, le sexe, au sens classique du terme, prend le dessus.